Transhumances

Au son des voix et des percussions, A Hue et à Dia investit la scène pour une danse à travers prairies et montagnes. Que l’on soit en quête de nourriture ou parti faire paître les bêtes, le chant accompagne diverses transhumances. Les cinq chanteuses nous embarquent pour une traversée sonore à travers les frontières et le temps. Des mélodies centenaires en provenance d'Albanie, de Madagascar, d'Ukraine, de Serbie, d'Italie, de France ou du Rwanda prennent une forme résolument moderne, puissante, sensible.

 

Ces chants traditionnels et compositions originales racontent une histoire, forment des tableaux mouvants, colorés, puissants. Ils ouvrent des parenthèses où s'engouffrent peines et douleurs, rêves, errances et joies.

Pour créer ce spectacle, les 5 interprètes ont rencontré des femmes et des hommes de pays et de tradition très différents. Ces derniers leur ont appris des chants et transmis un bout de leur culture. Ce sont ces rencontres qu’elles partagent avec le public.

L'histoire du groupe
 

À Hue et à Dia réunit cinq chanteuses autour de chants traditionnels de différents horizons et de leur instrument : la voix. Loin d'une interprétation puriste de ce vaste répertoire, À Hue et à Dia réarrange, s'autorise quelques pas de côté, improvise, toujours au service d'un son d'ensemble qui se veut puissant et singulier. C'est une couleur intemporelle et inédite qui teinte alors les mélodies et porte les textes. Ces langues, les chanteuses d'À Hue et à Dia ne les parlent pas. Pourtant, ces langues inconnues côtoient leurs mélopées sans paroles pour raconter l'universel : les histoires d'amour, le dur labeur, la guerre, la beauté de la vie.

En 2011, les cinq chanteuses se rencontrent autour de l’improvisation : pas de paroles, mais la voix comme vecteur d’émotions et d’énergie. Les circle songs sont un mode d’improvisation qu’elles affectionnent, puisant leur inspiration dans les influences musicales de chacune.

Très vite naît l’envie de mêler improvisations et chants traditionnels. C'est tout d'abord une forte attirance pour la musique des Balkans qui les conduit à travailler en 2013 avec la chanteuse serbe Svetlana Spajic à Belgrade. Elles y approcheront l'énergie et le timbre caractéristiques de ces musiques. C'est ensuite une rencontre avec  le musicien malgache Joro Raharinjanahary qui les conduira à élargir leurs horizons musicaux et à aborder d'autres rythmiques, d'autres ambiances. Pour elles, la dimension orale de la transmission de ces chants traditionnels est primordiale : leur répertoire s'étoffe au fil des rencontres. 


 
Des chanteuses issues d'horizons divers

Les chanteuses d’À Hue et à Dia ont chacune un bagage musical fort d’expériences variées et de rencontres décisives. 

A la voix ou à l’instrument, certaines ont eu un apprentissage classique de la musique, d’autres ont une formation de jazz, ont chanté dans des groupes de reggae, joué dans des groupes de musiques du monde,  sont autodidactes... mais toutes ont, un jour, rencontré l’improvisation à la voix et à l’instrument. C'est un intérêt prononcé pour l'improvisation vocale qui les amènera à se rencontrer : le point de départ est là.

 

 

 
 
Illustration d'arrière plan : Suzy Vergez